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Anarchisme et non-violence -2 -
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Article mis en ligne le 8 novembre 2020

Qui a peur de la non-violence ?

Que faut-il dire, que faut-il faire pour que cesse l’assimilation, la confusion entrainée par cette notion ? Qui dit non-violence ne dit pas, ni ne sous entends la soumission à la violence d’autrui. Faut-il rappeler sans cesse que les deux hérauts les plus connus de cette pratique, Gandhi et Martin Luther King sont morts assassinés ?

C’est en 1924 que Romain Rolland emploie pour la première fois le terme de « non-violence ». En 1965, apparaissent un groupe et une revue Anarchisme et non-violence issus du mouvement des objecteurs de conscience opposés à la guerre d’Algérie. A la critique faite si souvent que les deux individus, cités plus haut, étaient des bourgeois, ANV avait répondu ainsi : « nous pouvons remarquer que ceux qui devinrent des leaders de mouvements non violents étaient et sont tous issus de moyenne et haute bourgeoisie : un Gandhi, fils et petit fils de premier ministre, avocat lui-même ; Martin Luther King, pasteur, fils de pasteur ; Helder Camara, archevêque ; Lanza del Vasto, noble sicilien...(..)

La culture anarchiste non-violente

Quiconque, quotidiennement, fait l’expérience que ce qu’il fait d’une certaine façon il peut le faire d’une autre façon, que ce soit à propos de la cuisine, du bricolage, pour ouvrir une boîte récalcitrante, etc. Tout simplement, il n’y avait pas pensé.

À un niveau supérieur, c’est l’opération que nous avons entreprise en faisant l’exploration d’une non-violence libertaire, ou d’un anarchisme non-violent, ou de la désobéissance libertaire ; il s’agit de traiter de la violence et de la non-violence dans l’anarchisme, étant entendu que les mots peuvent être chargés de plusieurs sens et en changer au cours du temps.

On s’accorde pour dire que c’est Proudhon qui en 1840 donna un sens positif au mot « anarchie ». L’anarchisme est multiple, pluriel : communisme libertaire, anarchisme individualiste, anarcho-syndicalisme, éducationnisme, insurrectionalisme et même anarchisme sans adjectif ; cette dernière position était défendue dès 1890 par Tarrida del Marmol dans La Révolte et se prononçait contre tout dogmatisme et pour la plus grande liberté d’interprétation des fondements communs. (...)


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