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Anarchisme et non-violence -2 -
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La Raison douloureuse- Citations
F. Gargallo Edo
Article mis en ligne le 11 avril 2019

Fuyant la misère, sa famille quitte l¹Espagne en 1916 pour travailler dans le Tarn où
Federico est embauché, à 9 ans, dans une ferme ; il ne fréquentera plus que très
épisodiquement l¹école. En 1918, retour à Barcelone où il est très profondément marqué par
les luttes violentes entre ouvriers et patrons. A la mort de son père, en 1923, il repart en
France (à Cenon, Gironde), avec sa mère et son frère et fréquente les milieux libertaires
(groupe Sébastien-Faure). Il revient en Espagne en 1936 pour participer à la révolution
sociale libertaire et vivra dans la collectivité de Puigcerda jusqu¹à la victoire des franquistes.
Il rentre ensuite définitivement en France. Militant de la Confédération nationale du travail,
Federico se disait tolstoïen.

« Nous étions un groupe de jeunes garçons de moins de 15 ans, tous solidaires des compagnons. Souvent ceux-ci nous emplissaient les poches de leurs revolvers. Nous passions au contrôle sans être inquiétés et redonnions leurs armes à leurs propriétaires, quelques centaines de mètres plus loin, dans un lieu tranquille connu seulement de nous. Nous étions fiers de les aider, avec l’impression d’être, en quelque sorte de petits héros ! Je suis, depuis lors, devenu profondément pacifiste, ayant compris que la violence ne résout rien. Mais, en ces temps troublés, il semblait à tous qu’à la violence ne pouvait répondre que la violence, puisque le dialogue n’arrivait pas à s’instaurer et que les conditions de travail étaient trop injustes. » (pp. 59-60) « Les meetings se succédaient pour Ascaso, Durruti et Jover, anarchistes d’action, dont l’extradition était demandée par certains pays. Leur seule faute était de croire à une plus juste redistribution des richesses : prendre aux riches pour aider les pauvres. » (p. 75)
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