Le soulèvement se propagea avec une rapidité sans précédent dans les campagnes de résistance. Le 16 juin au matin, 300 travailleurs avaient formé le cortège sur la Stalinallee ; le lendemain, ils étaient au moins 300 000 en grève dans 272 localités de toute l’Allemagne de l’Est, soit 5,5 % des 5 (…)
Le soulèvement est-allemand explosa spontanément et surprit les autorités qui n’étaient pas préparées à un tel événement. II se produisit après que les dirigeants du SED (Parti d’unité socialiste) [1]. . Le mécontentement se répandait, et quelque soixante grèves locales avaient éclaté en (…)
Beaucoup d’anti-communistes occidentaux ont fait leur, sans guère la discuter, l’idée que l’Etat communiste possède une machine parfaite de domination et d’oppression. Ils n’y distinguent que deux catégories de citoyens : les fonctionnaires du parti endoctrinés idéologiquement, et la masse des (…)
Un petit ouvrage consacré à l’analyse du soulèvement et publié par le ministère fédéral des Affaires pan-allemandes adresse aux rebelles la critique de n’avoir pas réussi à occuper les bureaux du télégraphe et les stations de radio, et d’avoir évité le recours à la force. Cependant, l’expérience (…)
Les trois principaux piliers d’un régime totalitaire sont l’appareil du parti, la police et l’armée. Comme les 16 et 17 juin, la direction et les cadres du parti se trouvaient dans l’ensemble paralysés, le rôle des forces armées revêtit une très grande importance. Chacune des deux formations (…)