A propos d’’Alain Refalo et /ou de la désobéissance
Article mis en ligne le 17 novembre 2009

par ANV2
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7avril 2009

l’ AdA -MP : peut-il se positionner et/ou décider d’un appel à la désobéissance civique ?


ci-dessous : "mon argumentaire" chronologique :

6 avril 2009

soutien aux enseignants des écoles

Je viens de signer la pétition en ligne.

Bien sûr qu’il faut « soutenir » Alain R et … les autres.

Toutefois, pour moi, la question du soutien doit se poser aussi autrement.

Ci-dessous, le texte que j’ai essayé d’envoyer au groupe le 26 mars, justement à propos du soutien à Alain R. Comme j’avais joint plusieurs « pièces », il n’est pas parvenu.

Je l’allège des pièces jointes et je le livre « au débat ».

Proposition :

Pour ma part, sur cette question, et bien d’autres, il me semble que l’AdA-MP, mais aussi l’ensemble des coordinations AdA, doivent débattre de la nécessité d’un appel national à la non-obéissance civique.

Comme nous le disons pour la formation des enseignants, LE TEMPS PRESSE !

26 mars 2009

Ce que vous n’avez pas pu lire du fait de mon incompétence informatique !!! :

A propos d’’Alain Refalo et /ou de la désobéissance

Ronde invisible ? ronde visible ? interpellation de l’IEN ? (en réponse aux questions qui circulaient ce jour-là)

Ce n’est pas comme ça que je me pose la question. Et ce, d’autant qu’il y a maintenant des non-obéissants dans presque tous les départements.

Qu’est-ce que ça signifie « soutenir » un désobéissant ? (En passant, je préfèrerai qu’on parle de Non-Obéissance.)

Quelques synonymes :

Soutenir : tenir par- dessous !!!, porter, maintenir, fortifier, accompagner, coopérer, aider, encourager, appuyer, affirmer, faire valoir, souscrire, assurer, protéger à…

Obéir : se soumettre en se conformant à ce qui est ordonné, écouter, se conformer à…

Obéissance : soumission, conformité, docilité, discipline à…

Désobéissance : résistance, insoumission, refus, indiscipline, non-conforme à…

Je soutiens un non-obéissant :

1. Je maintiens un indiscipliné ; je souscris à son refus ; je coopère à sa résistance ; j’encourage son insoumission à

Question : pourquoi ne suis-je pas moi-aussi « non-obéissante ? Comment, ne le suis-je pas ?

2.

Je protège un indiscipliné ; je protège un résistant ; j’assure un indisciplinéà… Donc, j’agis pour limiter les sanctions. C’est le choix fait par la FSU donc le SNUIpp, mais est-ce aussi, vraiment, le nôtre ?

3.

Et si le troisième sens était : J’appuie un insoumis, un résistant, donc j’appelle à l’insoumission !

Sans appel à l’insoumission, donc à la non-obéissance, quel est le sens de notre soutien ?

Si nous agissons en « protection », quel sens prend la non-obéissance de celui que l’on veut protéger ? Qu’est-ce que nous lui disons ?

- Tu fais une bêtise, donc une erreur en n’appliquant pas la loi, mais, parce que sur le fond, on partage ton analyse, nous allons essayer de te protéger des sanctions encourues !!!

- Tu fais une bêtise, donc une erreur en n’appliquant pas la loi, mais, parce qu’on te connaît, que tu as prouvé que tu étais « bon élève », qu’on sait que tu as tes raisons, nous allons essayer de te protéger des sanctions encourues !!!

Pourquoi, alors ne pas encourager les non-obéissants à arrêter de désobéir ? Cela serait plus logique et plus clair.

Moi, je préfèrerai qu’on dise :

Un fonctionnaire applique la loi. Soit !

Mais, Vichy aurait-il pu exister sans la soumission massive des fonctionnaires, quel qu’en fut le degré d’implication ?

Réfléchissons au sens de la loi : Est-ce qu’elle participe d’un processus démocratique ? Est-ce que le fonctionnaire a toujours sa liberté de conscience ? Est-ce qu’il a latitude pour user de son droit de réserve et/ou de sa clause de conscience ? Est-ce que le fonctionnaire chargé d’appliquer la loi a la possibilité de la dénoncer ?

Non ? alors cette loi ne s’inscrit plus dans un processus démocratique, c’est donc le gouvernement qui la promulgue qui est hors la loi parce que hors garantie constitutionnelle du respect des libertés de conscience individuelles.

Ainsi, pour moi, il ne s’agit pas de savoir comment je soutiens ou non les non-désobéissants, mais plutôt comment je me positionne et j’agis pour appeler à la non obéissance civique !

Autre point : si, au-delà des convergences et du besoin de les analyser, les répertorier, les fédérer, nous disposions d’outils de résistance (syndicats, partis politiques à…) capables de promouvoir cet appel global à la résistance, est-ce que nous aurions eu besoin de tous ces appels, est-ce que nous aurions tenté de nous fédérer par lÂ’Appel des Appels et maintenant par l‘AdA-MP ?

Probablement que quelque chose de cet ordre aurait émergé des luttes, mais probablement aussi, et ne serait-ce que par « facilité /souci dÂ’efficacité » nous aurions essentiellement agit avec ou auprès des organisations syndicales.

Conclusion : je ne sais pas s’il faut soutenir Alain et les autres, autrement que ce qui est déjà en cours, si ce n’est par notre réconfort amical, par contre, je suis persuadée qu’il faut aller au-delà du soutien aux personnes vers un appel à la non-obéissance civique.

Tout va trop vite et trop loin. Nous risquons de nous réveiller dans un état non-démocratique très rapidement, tout en restant démocratique sur le papier.

Pour preuve, le parlement fonctionne. Sarkosy ne porte nullement atteinte aux institutions parlementaires, ni aux institutions paritaires : pour l’instant, les limitations, le resserrage, qu’il en a faits ne servent qu’à « mieux cadrer » les personnes individuellement, dans leur possibilités de positionnements. Ces atteintes, ces restrictions au droit de grève sont suffisantes pour assujettir les personnes, mais ni les structures, ni les appareils. Elles sont donc justes suffisantes, pour que, majoritairement, les français se croient toujours en démocratie !

Autre « preuve » ? Pourquoi a-t-il ( Sarkosy) « besoin de syndicats forts » d’une masse d’adhérents ?

Je ne suis pas sûre d’être très explicite. Ça fait quelques années que ce problème de totalitarisme caché me travaille (depuis Sarkosy ministre de l’intérieur), et je crains de penser et écrire avec « mes raccourcis », « mon auto-référence » de pensée.

J’espère que vous comprendrez quand même le fond de mon argumentation.

Bien amicalement

Josette Aliès-Gramond




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