Insoumission et refus d’obéissance
Michel Hanniet
Article mis en ligne le 27 décembre 2017
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Tels furent les motifs d’inculpation retenus dans les procès intentés à plusieurs centaines de jeunes Français ayant refusé de participer aux opérations militaires menées contre le peuple algérien en lutte pour son indépendance.

Les actes de résistance de ces insoumis et de ces déserteurs ont généralement été passés sous silence par la plupart des historiens. D’où l’intérêt de lire ici comment l’un de ces réfractaires à "La Guerre d’Algérie" répond aux multiples questions qui lui ont été posées en 2003. Les unes portent sur ses souvenirs d’enfant né sous la seconde guerre mondiale ainsi que sur son passé d’adolescent grandi en milieu rural. Les autres le conduisent à s’expliquer sur sa démarche individuelle de jeune adulte, ce qui permet de comprendre pourquoi et comment, en 1960, il a choisi de s’engager dans le mouvement de refus collectif que soutenaient alors de nombreux groupes de militants adeptes de l’action non-violente.

Invité à revisiter ce questionnement quinze ans plus tard, l’auteur, sur le ton de la conversation, nous ouvre de surcroît une partie de ses archives personnelles. Son souci d’exactitude dans les faits, les dates et les détails, l’amène à redonner vie à certains évènements oubliés et à des textes méconnus tels celui de la "Déclaration sur le droit à l’insoumission dans la guerre d’Algérie" immédiatement censurée en 1960 et appelée depuis "Le manifeste des 121".

P.S. :

Né en 1941 dans le Valois, Michel Hanniet vit actuellement en Bourgogne où, depuis les années 70, il consacre l’essentiel de son temps à l’écriture d’ouvrages et de scénarios de longs-métrages sur des sujets historiques.


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