par ps
Article mis en ligne le 22 juillet 2018
Rubrique : Revolution syrienne non-violente

La multiplicité et l’inventivité des actions non-violentes et de résistance civiles qui se sont développées depuis 2011 en Syrie est impressionnante mais reste méconnue. Le livre Non-violence dans la révolution syrienne aide à en savoir plus.

Origine ANV n° 187 de juin 2018 Alternative non-violente

En 2011 la Syrie est bouleversée par un soulèvement populaire inédit. Des manifestants par milliers réclament la liberté, souvent dans un esprit explicitement non-violent. Ils font l’objet d’une répression sanglante. Très vite, le mouvement révolutionnaire est contraint (...)

Sebastian Kalicha
par ps
Article mis en ligne le 2 juillet 2018
Rubrique : Textes

Errico Malatesta (1853 – 1932) est un de ces anarchistes du 19e/20e siècle que nous lisons en constatant que les problèmes auxquels les anarchistes font face aujourd’hui n’ont pas vraiment changés depuis cette époque. Malatesta discutait de problèmes et d’idées qui sont (...)

par ps
Article mis en ligne le 2 juillet 2018
Rubrique : France

Publié le 4 mai 2018 sur paris-luttes-info

Au risque de paraître tirer sur l’ambulance, nous avons choisi la voie du dégrisement. Pour nous la manifestation du 1er mai a été un échec et la stratégie imposée de façon autoritaire par le Black Bloc n’était ni justifiée, ni n’a (...)

par ps
Article mis en ligne le 2 juillet 2018
Rubrique : France

Réflexions collectives de militant.e.s non-violent.e.s participant au cortège de tête sur l’articulation des pratiques et en réponse aux invitations à se dissocier.

Publié le 10 mai 2018 sur paris-lutte-info

Nous sommes quelques-unes des 15 000 personnes présentes au pont d’Austerlitz autour des 1500 membres du « black bloc ». Si nous n’y étions pas cette fois-ci, nous y avons été lors d’autres manifestations ou nous aurions pu (...)

EASTER RISING : THE ARGUMENT FOR NON-VIOLENCE
par ps
Article mis en ligne le 2 juillet 2018
Rubrique : EUROPE

Veterans For Peace UK

Published in the ‘Irish Citizen’ in May 1915, the pacifist Francis Sheehy Skeffington made a powerful case against the militarism of the Irish Volunteers

Publié par le journal irlandais "Irish citizen" en mai 1915, ce texte du pacifiste Francis Sheehy Skeffington est une critique puissante contre le militarisme des Irish Volunteers (volontaires irlandais )

My dear MacDonagh, [3]

Your speech at the women’s protest meeting last week was a very remarkable one. It has impressed me extraordinarily, as a vivid example of the tangle we have all got ourselves into under the existent militarist and dehumanising system.

Ton discours, à la (...)

Video
par ps
Article mis en ligne le 16 juin 2018
Rubrique : France

Jon Palais, « faucheur de chaises » contre l’évasion fiscale, relaxé

Le militant altermondialiste était poursuivi par la BNP Paribas pour un vol en réunion dans une de ses succursales le 19 octobre 2015.

par ps
Article mis en ligne le 14 juin 2018
Rubrique : France

Conférence-débat public

Evénement bilingue Français - Turc

Certains veulent ajouter la guerre à la guerre. D’autres, directement victimes ou par esprit de responsabilité, veulent que cesse l’escalade des violences. Sur le terrain, quelques un.e.s s’engagent en refusant de (...)

par ps
Article mis en ligne le 18 mai 2018
Rubrique : Revolution syrienne non-violente

Nous l’avons oublié, mais la Syrie a connu dès le printemps 2011 l’un des plus importants mouvements populaires non-violents que l’histoire ait connus. L’irruption de cette résistance civile, après la chute des dictateurs en Tunisie et en Egypte, avait stupéfié le monde. Durant des mois et des mois, chaque semaine, le peuple syrien a manifesté à mains nues, sans violence, tout en subissant la répression la plus féroce qu’il soit de la part du régime syrien.

Malgré les blessés, les morts, les arrestations et les tortures, ils ont maintenu de façon héroïque l’option de la non-violence parce qu’ils étaient convaincus qu’on ne pouvait construire la démocratie avec des armes qui la renient. Ce peuple savait que le recours à la (...)

Alain REFALO
par ps
Article mis en ligne le 10 mai 2018
dernière modification le 14 juin 2018
Rubrique : France

Sans doute, peut-il apparaître provocateur de parler aujourd’hui de « non-violence » ou de « lutte non-violente » tant notre actualité, mais aussi notre Histoire commune semblent dominées par la violence, la guerre, le terrorisme, les massacres, les génocides. Le mot de « non-violence » (...)

I’ve Been to the Mountaintop
par ps
Article mis en ligne le 3 avril 2018
dernière modification le 4 avril 2018
Rubrique : Martin Luther King

Prononcé le 3 Avril 1968, au Mason Temple (Church of God in Christ Headquarters), Memphis, Tennessee, le lendemain il était tué.

Texte en anglais

Quelque chose est en train de se passer dans notre monde. Des masses de gens sont en train de se lever. Et où qu’ils se rassemblent aujourd’hui, qu’ils soient à Johannesburg, en Afrique du sud ; à Nairobi au, Kenya ; à Accra au Ghana ; à New York City ; en Atlanta en Georgia ; (...)

Sylvie Laurent
par ps
Article mis en ligne le 3 avril 2018
Rubrique : Martin Luther King

Le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Memphis par un partisan de la ségrégation raciale. Cinquante ans plus tard, l’histoire officielle retient l’image du pasteur noir luttant pour les droits civiques, du patriote œuvrant pour la réconciliation nationale. Mais (...)



















En 2011 la Syrie est bouleversée par un soulèvement populaire inédit. Des manifestants par milliers réclament la liberté, souvent dans un esprit explicitement non-violent. Ils font l’objet d’une répression sanglante. Très vite, le mouvement révolutionnaire est contraint d’inventer des formes de protestation moins vulnérables à la répression.

Une révolution non-violente interrompue par les armes

« On doit se souvenir qu’avant mars 2011, il n’existait pas de société civile en Syrie parce que les libertés d’expression, de réunion et d’association étaient extrêmement limitées ; et les retombées étaient redoutables pour ceux qui ne respectaient pas les règles », note Leila Al Shami. Mais rapidement, des actions d’abord isolées puis massives se multiplient. La jeunesse constitue le centre de l’opposition civile. Jours de liberté est un collectif créé en 2011 qui rassemble plusieurs groupes non-violents. Il est à l’origine de la « grève pour la dignité » de décembre 2011, première grève générale en 40 ans de régime Baath, qui est suivie massivement. Le régime emprisonne, ferme des commerce et des usines, mais n’arrive pas à éteindre le mouvement.
Dès 2011, devant l’écrasement dans le sang de manifestations, des groupes d’autodéfense armés se forment. Des militaires du régime désertent et annoncent en juillet 2011 le lancement de l’Armée syrienne libre. Ce passage à l’action armée permet le passage à un niveau de répression accru de la part du régime d’Assad, qui se transforme en véritable boucher. L’opposition armée comme civile subit des traitements d’une barbarie indicible. Le régime libère alors des jihadistes emprisonnés. « Bachar-al-Assad a tout fait pour militariser, puis jihadiser une opposition initialement pacifiste afin d‘enterrer par une guerre ouverte un processus de nature politique », résume Jean-Pierre Filiu [1].

Même sous la répression, la résistance non-violente se poursuit

Malgré ce contexte, les résistances civiles perdurent, nombreuses et inventives. A Damas, en 2011 et 2012, des jeunes gens colorent les fontaines de la ville de peinture rouge, diffusent des discours et des chants de résistance sur des hauts parleurs nichés dans des arbres, envoient partout des ballons de baudruche avec des messages d’encouragement. Ils organisent dans les rues de la capitale un lancer de balles de ping-pong sur lesquelles est écrit « liberté ». Alors que les communications sont surveillées et la parole étouffée, les damascènes découvrent un matin des drapeaux de la révolution érigés simultanément en de nombreux endroits de la ville, symbole de la poursuite d’une résistance organisée.
A Salamiyeh le mouvement La rue est à nous émerge en 2012 face à la répression sanglante de toute manifestation. Des rendez-vous sont donnés chaque semaine pour se rassembler en ville de manière officieuse sans slogans et sans drapeaux, comme de simples passants présents par hasard. Manière de défier subtilement la répression et de se donner de la force.

Des comités locaux par centaines

Une dimension peu connue de l’action civile démocratique depuis 2011 est la création de centaines de comités locaux et de conseils locaux auto-organisés. Ceux-ci doivent beaucoup à l’anarchiste syrien expatrié Omar Aziz, rentré au pays dès les débuts de la révolution en 2011 et mort en prison à l’âge de 63 ans en 2012. C’est lui qui crée le premier comité local à Barzeh (Damas) en 2011.

Les centaines de comités locaux qui sont créées à sa suite sont des structures de solidarité et d’entraide horizontaux, qui organisent également des grèves et des refus de payer l’impôt.

Les conseils locaux sont quant à eux organisés au niveau de la commune ou du district, ils sont des structures administratives parallèles à celles de l’Etat à l’intérieur des zones libérées. Ils assurent la gestion des services de base comme l’état civil, l’éducation et l’accès à l’eau et organisent des élections démocratiques. Depuis plusieurs années, davantage par nécessité que par idéologie, de nombreux syriens organisent leurs existences à travers ces structures autogérées.

Et aujourd’hui ?

Avec l’enlisement dans une situation de guerre civile, avec l’emprisonnement, la mort et l’exil d’une partie importante de la population, les actions civiles n’ont pas pu prendre de l’ampleur et ont souvent dû se recentrer sur l’aide humanitaire. Cependant aujourd’hui encore, la société civile, en Syrie comme en exil, reste aussi active qu’il est possible dans les interstices laissés par la logique des armes, pour faire entendre son cri de liberté et de dignité.

« La suspension des bombardements s’est traduite en Syrie par un regain du militantisme civique et par un nouvel essor de la résistance non-violente. Il faut garder en tête que même si le mouvement social syrien n’a pas été visible depuis longtemps, la résistance civique non-violente n’a jamais cessé d’exister parallèlement à la militarisation. Loin d’avoir disparu, elle est simplement moins visible » [2].

Guillaume Gamblin

Non-violence dans la révolution syrienne, Silence et Les éditions libertaires, 2017, 120. p, 9. €. + 2,5€ de port. Commandes auprès de Silence, 9, rue Dumenge, 69317 Lyon Cedex. Chèques à l’ordre de Silence.
Couverture du livre en illustration.

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