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La non-violence dans la révolution syrienne

Malgré les blessés, les morts, les arrestations et les tortures, ils ont maintenu de façon héroïque l’option de la non-violence parce qu’ils étaient convaincus qu’on ne pouvait construire la démocratie avec des armes qui la renient. Ce peuple savait que le recours à la violence les entraînerait vers un désastre. Ils étaient lucides, tragiquement lucides…

Quelques mois...

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Penser le combat non-violent (essai de synthèse provisoire)

Sans doute, peut-il apparaître provocateur de parler aujourd’hui de « non-violence » ou de « lutte non-violente » tant notre actualité, mais aussi notre Histoire commune semblent dominées par la violence, la guerre, le terrorisme, les massacres, les génocides. Le mot de « non-violence » lui-même semble inaudible dans ce contexte où...

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Histoire et dynamique des mouvements non-violents en France

Je distingue 4 lignées principales dans l’histoire du mouvement non-violent en France.

- La lignée religieuse, chrétienne, dès la première guerre mondiale et l’objection de conscience, avec les Quakers, qui sont toujours aujourd’hui actifs contre le salon de l’armement Eurosatory par exemple. Avec le MIR, membre d’une internationale plus large, l’IFOR, qui...

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Non-violence dans la révolution syrienne

Textes présentés par Guillaume Gamblin et Pierre Sommermeyer.
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« Ahmed Zaino, architecte de 27 ans, se rappelle avec beaucoup de plaisir la fois où un ami et lui ont déversé dans les rues de Damas des balles de ping-pong orange sur lesquelles était écrit Hurriyah ! (Liberté) et comment les hommes en uniforme, portant des fusils, couraient après ces...

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Le boycott, moyen de lutte multiforme De Lysistrata au BDS

André Bernard avec la coopération de Geneviève Coudrais et de Nicole Lefeuvre

Les Éditions libertaires Collection Désobéissances libertaires février 2018, 76 p. \€
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L’idée et la pratique du boycott traversent l’Histoire sous diverses dénominations : mise à l’index, embargo, quarantaine, proscription, abstention, etc. L’Irlande...

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Service militaire ? Objection !

Vient de paraître :

CIVILS, IRREDUCTIBLEMENT !

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« Les lits sont mal faits », morigène le directeur. Où sommes-nous ? À l’armée, au pensionnat, en colonie de vacances, en prison ?

En fait, il s’agit du directeur du Service de la Protection civile s’adressant à des objecteurs de conscience cantonnés à...

I’ve Been to the Mountaintop
par ANV2
Article mis en ligne le 3 avril 2018
dernière modification le 4 avril 2018
Rubrique : Martin Luther King

Prononcé le 3 Avril 1968, au Mason Temple (Church of God in Christ Headquarters), Memphis, Tennessee, le lendemain il était tué.

Texte en anglais

Quelque chose est en train de se passer dans notre monde. Des masses de gens sont en train de se lever. Et où qu’ils se rassemblent aujourd’hui, qu’ils soient à Johannesburg, en Afrique du sud ; à Nairobi au, Kenya ; à Accra au Ghana ; à New York City ; en Atlanta en Georgia ; (...)

Sylvie Laurent
par ANV2
Article mis en ligne le 3 avril 2018
Rubrique : Martin Luther King

Le 4 avril 1968, Martin Luther King était assassiné à Memphis par un partisan de la ségrégation raciale. Cinquante ans plus tard, l’histoire officielle retient l’image du pasteur noir luttant pour les droits civiques, du patriote œuvrant pour la réconciliation nationale. Mais (...)

Barthélemy DE LIGT
par ANV2
Article mis en ligne le 22 février 2018
Rubrique : Histoire de la non-violence anarchiste

Discours tenu à la conférence triannuelle de la War Resisters International (W.R.I, Internationale des Résistants à la Guerre) 23-27 juillet 1937 à Copenhague.

Le point de vue de la W. R. I.

Chers camarades ! Il v a trois ans, lors de la Conférence Internationale de la W.R.I. à Welwyn, notre ami Fenner Brockway ouvrit une discussion sur « le pacifisme et la guerre de classes », qui par les tragiques événements d’Espagne a retrouvé de (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 22 février 2018
dernière modification le 7 mars 2018
Rubrique : France

]e refuse de tuer Ie père d’aucun enfant ;

d’égorger le fils d’aucune mère ;

d’assassiner le frère, l’amant ou le compagnon d’aucune femme ;

de massacrer de près ou de loin et d’appeler ça « la gloire » ; .

de déchirer ’la chair avec les (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 1er février 2018
Rubrique : EUROPE

Lors du soulèvement de Pâques 1916 2, Sheehy-Skeffington s’opposa aux insurgés, plaidant pour des formes non-violentes de désobéissance civile,

Origine : La raison -février 2018- Organe de la Libre pensée

Francis Skeffington naquit le 23 décembre 1878 à Bailieborough, Comté de Cavan. Elevé dans la foi catholique romaine, éduqué d’abord par son père, inspecteur d’éducation, il rejoindra ensuite University College, un établissement tenu par les Jésuites à St Stephen’s Green, à (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 30 janvier 2018
Rubrique : Israël-Palestine

Voici la déclaration de désertion d’un jeune israélien, traduite en français par le site anarchiste Non Fides. [1]

Udi Segal, jeune israélien de 19 ans, devait démarrer son service militaire le lundi 28 juillet 2014. Malgré la loi l’obligeant, comme la plupart des israéliens juifs de son âge, à rejoindre l’armée après le lycée, Udi a refusé. Il est ce que l’on appelle un refuznik (en hébreu sarvan, de sirev : « il a refusé »), comme ces autres jeunes qui refusent de servir dans Tsahal. Certains de ces soldats refusent notamment de servir dans les territoires palestiniens occupés, d’autres refusent tout simplement d’être incorporés, comme c’est le cas d’Udi.

En 2005, on comptait plus d’un millier de refuzniks dans un pays de huit millions d’habitants, rongé par un état de guerre perpétuel et le patriotisme qui en découle automatiquement, et qui aimerait diviser la société israélienne en deux camps : les patriotes et les traitres nationaux, les « traitres nationaux » étant ultra-minoritaires et très mal perçus.

Il est difficile pour nous qui vivons au cœur de l’Europe pacifiée, de comprendre ce climat, qui en Israël comme en Palestine, exhorte chaque individu au nationalisme grégaire, jusqu’à réussir à l’inscrire dans l’ADN social. Il en va de notre responsabilité, en tant qu’anarchistes et anationalistes, de diffuser la parole et les actes de ceux qui refusent ces logiques de mort, d’un côté de la frontière comme de l’autre. Surtout lorsque les espaces de contestation sont généralement eux aussi contaminés par ce climat [1].

Nous vous proposons donc cette déclaration d’Udi, à qui nous souhaitons force, courage et détermination pour la suite, pour en finir avec le nationalisme et le patriotisme.

- Présentation rédigée par le site Non-Fides

Je m’appelle Udi Segal, j’ai 19 ans, je viens du Kibbutz Tuval au nord d’Israel, il y a quelques mois j’ai signé la lettre des objecteurs de conscience 2014 qui fut envoyée au premier ministre, à ce jour, elle a été signée par 130 déserteurs. Dans la lettre nous (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 30 janvier 2018
dernière modification le 10 mai 2018
Rubrique : Collection Désobéissance Libertaire

Être anarchiste oblige !,

Ni magie ni violence. Deux paris contre toute domination,

Jean-René Saulière dit André Arru, Un individualiste solidaire

L’Antimilitarisme en Turquie

Violence ou non-violence, la folie très raisonnable d’un ouvrier syndicaliste,

L’Anarchisme (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 30 janvier 2018
Rubrique : Israël-Palestine

Beau livre émouvant de vérité disparate, document argumentaire donnant à voir des trajectoires individuelles aux motivations multiples et singulières. Pour ne rien gâter, la présentation typographique est agréable avec des photographies en couleurs pleine page ; l’auteur, Martin Barzilai, (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 19 janvier 2018
Rubrique : Israël-Palestine
Thomas Hastié
par ANV2
Article mis en ligne le 9 janvier 2018
Rubrique : Histoire de la non-violence anarchiste

Publié le 9 décembre 2017 par André Bernard sur son site
De la désobéissance libertaire

Camarades,

Êtes-vous un homme qui pense ? Je veux dire un de ces hommes très rares qui pensent par eux-mêmes et non pas de ceux qui trouvent leurs opinions toutes faites dans leur journal. Si vous êtes des derniers, ne lisez pas ceci, c’est pour allumer votre pipe.

Vous lisez encore ? (...)

par ANV2
Article mis en ligne le 8 janvier 2018
dernière modification le 8 février 2018
Rubrique : Collection Désobéissance Libertaire

Liminaire (- 2017)

Présentation (Sylvie Knoerr-Saulière - 2017)

Objecteurs de conscience français, 1964-2001

Brignoles (Ambroise Monod - 2017).

« Le camp de Brignoles » (Cahier vert, extraits).

Construction du cantonnement (Cahier vert, extrait)

À l’origine des Lettres de Brignoles (...)



















Malgré les blessés, les morts, les arrestations et les tortures, ils ont maintenu de façon héroïque l’option de la non-violence parce qu’ils étaient convaincus qu’on ne pouvait construire la démocratie avec des armes qui la renient. Ce peuple savait que le recours à la violence les entraînerait vers un désastre. Ils étaient lucides, tragiquement lucides…

Quelques mois après le déclenchement du mouvement de non-violence syrien, Jean-Marie Muller soulignait alors le fait extraordinaire de cette révolution : « malgré le danger extrême, des centaines de milliers de Syriens défient le régime totalitaire qui les opprime depuis des décennies en affrontant délibérément la mort pour défendre leur dignité et leur liberté. Non pas qu’ils n’aient plus peur – chacun de nous le sait d’expérience, face au danger, la peur reste toujours tapie au fond de nous – mais ils ont décidé de ne plus céder à leur peur. Voilà précisément ce qui constitue leur audace magnifique : malgré leur peur et avec leur peur, ils défient la mort. Sans qu’ils aient besoin pour cela d’une quelconque idéologie, ils ont choisi de ne plus se soumettre aux contraintes que la dictature leur imposait. Ils ont décidé de se moquer de leur peur et d’exercer sur la place publique leurs droits de citoyen(ne)s. Ces femmes et ces hommes ont le formidable courage de préférer la mort à la servitude. » (19 juillet 2011)

Mais ce mouvement non-violent d’une ampleur incroyable a été largement ignoré alors par l’Occident, par l’Europe. La Syrie fut notre guerre d’Espagne…, selon la formule de l’universitaire Jean-Pierre Filiu (Le Monde, 2 avril 2013). En réalité, nous n’avons pas pris au sérieux cette résistance populaire car finalement, dans notre culture, nous n’accordons crédit qu’à la résistance armée. Nous ne savons pas soutenir un peuple qui résiste par la non-violence… C’est ainsi que nous avons laissé le peuple syrien, seul, face à la tyrannie qu’il combattait avec les armes de la non-violence. Cependant, il s’agissait aussi, au-delà d’une résistance contre un dictateur, d’une véritable révolution sociale, civique et culturelle. Et c’est peut-être cela qui dérangeait et inquiétait les puissants de ce monde…

Finalement, la dérive vers l’action armée, l’émergence de groupes terroristes et la guerre civile ont fini par achever, du moins en partie, cette révolution prometteuse. L’actualité médiatique syrienne est devenue une suite ininterrompue d’actes de guerres, de bombardements et de destructions de villes, de massacres de civils, d’attentats de groupes armés. Près de 400 000 morts, 3 millions de blessés et plus de 7 millions d’exilés, tel est le triste bilan provisoire de ce désastre humain dont les Syriens avaient conscience que seule la résistance non-violente pouvait l’éviter. En se focalisant sur la guerre, certes bien réelle, les médias dominants ont largement occulté les formes civiles de résistance qui, aujourd’hui encore, sont bien vivantes.

Un livre étonnant vient de sortir qui, au-delà de l’hommage au peuple syrien martyrisé par la folie d’un dictateur sanguinaire, montre toute la spécificité et les potentialités de la démarche de la non-violence au sein de la société civile syrienne. « Non-violence dans la révolution syrienne » (co-édité par les Editions libertaires et la revue Silence) est un ouvrage collectif qui rassemble de nombreux témoignages et analyses d’acteurs de ce mouvement atypique qui se poursuit. La plupart des textes présentés sont traduits de l’arabe et de l’anglais et sont inédits en France. Ils mettent en lumière de façon remarquable « cette action civile et sans armes aux mille visages qui ne cesse de se réinventer depuis 2011 ». Comme le soulignent Guillaume Gamblin et Pierre Sommermeyer dans leur introduction, « il nous revient de rendre justice à ces opposantes et à ces opposants civils en mettant en avant leurs initiatives et leurs actions courageuses, qui sont mieux à même que les armes de construire un avenir vivable pour la Syrie ». « Les énergies libérées par la révolution, écrit Leila Al Shami, écrivain britannique-syrienne, militant des droits de l’homme, ont abouti à l’émergence de centaines de campagnes et d’organisations civiles, ainsi qu’à l’épanouissement d’une culture longtemps réprimée, tant dans les arts que dans le débat critique. Mais la plupart de ces initiatives manquent d’un soutien et d’une solidarité provenant de l’extérieur de la Syrie, dont ils ont besoin pour continuer ».

Cette solidarité envers le peuple syrien est une exigence. Pour ces femmes et ces hommes qui ont pris et qui prennent encore les plus grands risques, nous ne saurions nous contenter de les admirer et de les applaudir. Je souscris pleinement aux pistes d’action que les coordinateurs du livre suggèrent et que je reproduis intégralement : « Faire connaître les résistances civiles en Syrie depuis le début de la révolution jusqu’à aujourd’hui ; soutenir les objecteurs de conscience qui, en Turquie, refusent de s’enrôler dans une sale guerre qui alimente le conflit syrien et extermine les Kurdes ; nous organiser pour accueillir dignement les personnes qui fuient les champs de bataille de Syrie comme d’ailleurs ; dénoncer et empêcher le macabre commerce des armes avec les belligérants de ce conflit – entretenu par notre pays au nom de la croissance – sont quelques-unes des manières dont nous pouvons nous engager, sans plus tarder, en solidarité avec les rebelles syriens qui sont à l’honneur dans ce livre ».

Ce livre mérite une large audience. Il est capital de résister à la désinformation, mais aussi à la sous-information que les médias inféodés à l’idéologie dominante et aux pouvoirs établis veulent bien nous donner à voir et à entendre. Il nous faut entendre ces cris, ces témoignages, ces paroles de ces femmes et de ces hommes de Syrie qui sont autant d’actes de résistance à la culture de la violence et de la guerre qui domine notre planète. Ils nous parlent de notre à-venir, à l’heure où des nuages très sombres s’accumulent au-dessus de nos têtes. Ils nous rappellent que la résistance fraternitaire et non-violente demeure la seule alternative pour construire un monde libéré de la haine, de la violence, du terrorisme et de la guerre.

Alain Refalo

Publications

Face à la guerre, 2017

Éditions libertaires

Il faudra bien s’appesantir sur ces termes : (...)

Mémoires sans frontières : d’un pays l’autre, 1907-2017, 2017

Éditions libertaires

Transmettre la mémoire d’une famille réduite (...)

Un autre anarchisme est possible,

Il faut savoir que ces textes proviennent d’un engagement à écrire (...)

Les anarchistes contre le mur :

Présentation d’Uri Gordon et d’Ohal Grietzer

Éditions (...)

Textes choisis Clara Wichmann

Antimilitarisme et violence ; La fin et les moyens ; La cruauté escorte la (...)

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